Comprendre le fonctionnement de l’œil

Comment fonctionne l’œil ?

L’œil est une machine formidable aux performances tout bonnement impressionnantes. Mais son fonctionnement, assez similaire à celui d’un appareil photo numérique, se comprend assez simplement.

L’œil a deux fonctions essentielles : d’une part, il capte la lumière émanant de ce que vous cherchez à voir et fait la mise au point si nécessaire, ensuite, il transforme cette lumière pour transmettre l’information visuelle à votre cerveau. Mais pour bien comprendre ce fonctionnement, il faut connaitre l’œil. Si les notions de cristallin, cône et bâtonnet ne vous sont pas familières, lisez d’abord notre article sur les constituants de l’œil ! .

Un travail d’équipe entre le cristallin et la cornée

Un objet est vu net, lorsque les rayons lumineux qui en émanent se focalisent parfaitement sur le fond de l’œil (la rétine), après avoir traversé les différentes structures de l’œil. Cette focalisation des rayons lumineux est assurée par deux structures : la cornée et le cristallin. Placées l’une derrière l’autre dans l’œil, elles agissent comme deux lentilles convergentes qui fonctionnent de façon analogue à l’objectif et l’autofocus d’un appareil photo. En effet, la cornée dispose d’un « réglage » fixe, c’est-à-dire que sa puissance, son pouvoir de convergence ne varie pas, tandis que le cristallin peut changer de forme et ainsi faire une « mise au point ». Ce phénomène d’autofocus s’appelle, pour l’œil, l’accommodation. Cette modification de forme du cristallin est inconsciente. Au repos, elle nous permet de voir net les objets lointains. En se bombant au maximum, le cristallin va au contraire nous offrir une vision nette à quelques centimètres de notre visage.








Une image créée par la rétine…

Une fois la cornée et le cristallin traversés, les rayons lumineux se focalisent sur la rétine. Surface photosensible située au fond de l’œil : elle correspond en quelque sorte à la pellicule de l’appareil photo argentique, ou le capteur dans un appareil numérique !

Cette sensibilité est apportée par des photorécepteurs qui se divisent en deux catégories : les cônes et les batônnets.

    • Les cônes sont responsables de notre vision des détails, des contrastes, de la stéréoscopie, des couleurs. Il existe trois sortes de cônes, sensibles à différentes longueurs d’onde, nous permettant ainsi la « vision » de 3 couleurs différentes : le rouge, le vert et le bleu. Il s’agit des trois couleurs primaires de la lumière. Ainsi, en modulant les proportions de ces trois couleurs, il est possible de recréer toutes les nuances du spectre visible par l’homme.
    • Les bâtonnets, nous apportent une perception des formes, des mouvements en périphérie de notre champ visuel. Ils nous permettent aussi de voir même avec une faible lumière… mais sans perception des couleurs ! C’est pourquoi « la nuit, tous les chats sont gris » !

 





… et le cerveau

Mais la magie de l’œil ne s’arrête pas là : la façon dont ces photorécepteurs sont distribués sur la rétine ne doit rien au hasard. Au centre de la rétine, se trouve la macula. Il s’agit de la zone la plus dense en cônes : c’est là que notre acuité sera maximale. Plus on s’éloigne de cette zone, moins notre vision est précise et moins les couleurs nous sont perceptibles. Ce sont les bâtonnets qui sont alors plus présent sur la rétine périphérique. Les photorécepteurs transforment la lumière reçue en signaux électriques, ou influx nerveux, interprétables par notre cerveau. Ceux-ci se propagent via le nerf optique de chaque œil, se rejoignent et atteignent les aires visuelles se trouvant à l’arrière du cerveau. C’est ici que le cerveau commence à reconstruire une image…