Les chirgurgies de l'oeil, de plus en plus perfectionnées

La chirurgie de l’œil est de plus en plus courante, que ce soit pour un problème de réfraction, pour un problème de pathologie oculaire comme la cataracte ou encore pour des cas de chirurgie réparatrice après un accident. Au fil des années, de nouvelles techniques et procédures apparaissent, et de plus de plus de pathologies ou accidents peuvent être prises en charge !

La chirurgie de la cataracte

C’est l’intervention la plus courante dans le monde et près de 600 000 personnes y ont recours chaque année en France. La cataracte est une opacification du cristallin, et apparaissant le plus souvent avec l’âge (un français de plus de 50 ans sur deux est concerné). L’opération consiste à remplacer le cristallin, devenu opaque, par un implant : un cristallin synthétique, sur mesure. Pour cela, le chirurgien va d’abord désagréger le cristallin opacifié à l’aide d’ultrasons, puis inciser l’œil et aspirer les débris. Ensuite, il va placer l’implant qui se dépliera sur lui-même dans l’espace laissé vacant. Cette opération ne nécessite pas de suture, l’incision n’étant que de quelques millimètres.

La chirurgie des glaucomes

Le glaucome est une maladie due à une surpression dans l’œil. A long terme, elle cause des lésions du nerf optique, et une altération progressive de la vue. Une opération sera souvent envisagée lorsque la pression n’est pas contrôlée par un traitement médical ou lors d’une évolution rapide. Elle aura alors généralement pour but d’agrandir le trou d’évacuation du liquide, présent en trop grande quantité dans l’œil, afin de réduire cette surpression. Celle-ci dure moins d’une heure. Attention, cette chirurgie simplement préventive ne s’applique pas forcément à tous les cas de glaucomes et ne substituera pas la prise de collyre ou les traitements lasers.

La chirurgie réfractive

Parmi les grands progrès en chirurgie de l’œil, il y a la chirurgie réfractive. Ce type d’opération est utilisé pour corriger les troubles de la réfraction (myopie, hypermétropie…). C’est presque une « chirurgie esthétique » de l’œil, pour modifier la forme de la cornée, et donc permettre la formation d’une image nette sur la rétine ! Pour cela, on utilise généralement des lasers qui, grâce à une intervention précise, permettent de rendre plus plate une cornée de myope et plus bombée une cornée d’hypermétrope. Cette modification permet d’obtenir une cornée plus ou moins puissante afin de combler le défaut visuel. Pour les astigmates, le laser va redonner une meilleure régularité dans la forme de la cornée, pour lui rendre un aspect sphérique.
Concernant la presbytie, l’opération de ce seul défaut de vision est rare. Elle est souvent pratiquée en même temps :

  • qu’une opération de myopie au laser, en suivant le principe de la monovision. Cela signifie qu’un œil est laissé myope pour voir de près, l’autre est corrigé parfaitement pour voir de loin, la vision binoculaire étant perdue.
  • qu’une opération de la cataracte. L’implant qui remplace le cristallin est « multifocal », c’est-à-dire qu’il comporte plusieurs puissances permettant de voir de loin et de près.

Attention, ces chirurgies sont considérées comme opérations « de confort » (elles vous permettent de ne plus porter de lunettes). Elles ne sont donc pas prises en charge par la Sécurité Sociale mais certaines mutuelles complémentaires les remboursent

Les autres opérations

Bien d’autres opérations plus spécifiques sont également pratiquées. On peut citer, parmi elles, les opérations vitro-rétinienne qui interviennent sur les parties se situant au-delà du cristallin . Il peut s’agir par exemple de « réparer » un œil altéré, en réalisant par exemple le scellement de la rétine en cas de déchirure. Certains ophtalmologistes sont d’ailleurs spécialisés en chirurgie réparatrice de l’œil – on parle alors de chirurgie oculoplastique – et interviennent après un accident par exemple. L’intervention peut aussi cibler le corps vitré. Dans un autre registre, la chirurgie des muscles permettant la rotation des yeux est parfois nécessaire. Les ophtalmologistes n’ont pas fini de nous étonner.